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André Pratte, membre de la Commission trilatérale et journaliste mondialiste

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La CAQ réagit à une vidéo qui la met dans l’embarras

La Coalition Avenir Québec a réagit fortement sur sa page Facebook officielle au sujet d’une vidéo YouTube du DECODEUR média citoyen qui circule allègrement sur les réseaux sociaux. La vidéo intitulée « François Legault, ce n’est pas du changement », produite par Eric Granger, fait la démonstration que la CAQ est une copie du Parti libéral du Québec. Elle montre aussi que François Legault a été influencé par Lucien Bouchard et l’élite canadienne du monde des affaires (avec Paul Desmarais en tête) à fonder un nouveau parti afin de remplacer le PLQ qui est devenu trop impopulaire.

La réaction de la CAQ s’est faite à la suite de la publication de la dite vidéo par un internaute sur la page Facebook officielle de la CAQ. La CAQ a réagit à la publication de cette vidéo avec un long commentaire un peu sarcastique en faisant une comparaison douteuse entre le contenu de la vidéo et le cheminement de Jean-Martin Aussant, chef d’Option nationale (voir la capture d’écran plus bas).

On peut lire dans le commentaire empreint de sarcasme que « Jean-Martin Aussant était le vice-président de la Morgan Stanley Capital International de 2003 à 2005, au moment où les bases de la crise des subprimes, qui a mis à la rue des centaines de milliers de personnes dans le monde, ont été posées par un petit groupe de banquier et d’hommes d’affaires mus par l’appât du gain et les surprofits. En 2008, il est élu député du Parti Québécois, mais il le quitte en 2011, divisant par là même le camp souverainiste, en tentant de faire croire que celui-ci a trahi sa mission. Il fait parti de la tranche des souverainistes radicaux qui ne reculerait devant rien pour plonger le Québec dans le chaos d’un référendum qui n’intéresse plus que 28% des gens. » Malgré que le rédacteur de ce commentaire mentionne que « Nous ne pensons pas un seul mot des propos qui vont suivre, et témoignons notre respect à Jean-Martin Aussant », il est étrange que le rédacteur ait fait une comparaison de ce genre entre le cheminement de François Legault et Jean-Martin Aussant. Ces deux hommes ont un cheminement bien différent et, de plus, Jean-Martin Aussant est loin d’avoir l’establishment canadien du monde des affaires derrière lui et ceci est facile à prouver. Toutefois la vidéo montre bien le lien solide entre l’élite canadienne du monde des affaires et François Legault de la CAQ. Le cofondateur de ce parti, Charles Sirois, est quand même le président du conseil d’administration de la deuxième banque canadienne en importance, la CIBC.

La conclusion du commentaire est plutôt virulente à l’endroit de l’internaute (et du producteur de la vidéo semble-t-il) : « Nous allons nous arrêter là, mais au lieu de traiter le monde naïf, travailler à faire votre tête comme vous le voulez et ne polluez notre page avec vos sources partisanes et manipulatrices. Si vous pensez réellement que PLQ et CAQ ont le même programme, c’est que vous n’avez pas fait votre devoir de citoyen et n’avez pas lu les deux plateformes. En conclusion, vous êtes un simple perroquet dogmatique. »

Pourtant si l’on regarde attentivement la vidéo (et si on lit les deux programmes), les similitudes entre les deux programmes sont flagrantes, tout spécialement sur le fond. Certes, ils sont un peu différents sur la forme et sur certaines politiques pour allécher les électeurs (exemples : allègement fiscal de 1 000 $ pour la famille de la CAQ pendant que le PLQ offrira 100$ par enfant aux familles pour la rentrée scolaire). Au-delà de ces différences cosmétiques, les programmes sont identiques sur le fond idéologique.

Du moins, en conclusion, une chose est certaine : la CAQ n’a vraiment pas apprécié le contenu de cette vidéo. Et si on se fie à la force de la réaction donnée par la CAQ, il se peut bien qu’il y ait beaucoup plus de vrai que de faux dans cette vidéo du DECODEUR média citoyen.

Merci à l’internaute Chuck Pépin d’avoir relayé cette information.

Voici la capture d’écran du commentaire de la CAQ :

Voici la vidéo en question :

NASA Curiosity : une photo révélatrice ?

Par Eric Granger | Le robot Curiosity de la NASA s’est finalement posé sur Mars ce lundi matin (6 août) et a envoyé sa première photo. Curieux de voir plus de photos, je me suis empressé de visiter le site web officiel de la NASA. Je clique sur l’album photo de Curiosity, je regarde les images une à une, puis je tombe sur une photo particulière. Il s’agit d’une image d’un dollar américain prise à 3 mètres de distance par la ChemCam de Curiosity pour montrer les capacités technologiques de la caméra du robot. Ce qui est étrange ou même révélateur, c’est que les ingénieurs de la NASA ont choisi de photographier l’envers du dollar qui affiche une pyramide inachevée surplombée de « l’œil qui voit tout ». Encore plus troublant : « l’œil qui voit tout » est en plein centre de la photographie. Hasard, coïncidence ou acte délibéré ? La question se pose. Surtout lorsqu’on sait que la pyramide inachevée surplombée de « l’œil qui voit tout » est un symbole important relié à la franc-maçonnerie. Voici la photo :

 

Pourquoi avoir choisi de photographier un puissant symbole franc-maçon pour montrer les capacités technologiques de la ChemCam du robot Curiosity ? Les ingénieurs de la NASA auraient pu photographier à peu près n’importe quoi, mais ils ont choisi un symbole sous lequel il est inscrit en latin : « Nouvel ordre des âges ».

Il faut quand même mentionner que plusieurs franc-maçons ont travaillé pour la NASA. Parmi eux, il y a entre autres, Kenneth S. Kleinknecht (un directeur du programme Apollo), Clark C. McClelland (officier scientifique du programme de la navette spatiale 1958-1992), Edwin E. « Buzz » Aldrin, Jr. (astronaute Apollo 11, il a marché sur la lune), John H. Glenn, Jr. (astronaute Mercury 6) et James Irwin (Apollo 15, il a marché sur la lune). Vous pouvez consulter une liste officielle ici.

Cliquez ici pour voir la photo sur le site de la NASA.

Laissez-moi vos commentaires, qu’en pensez-vous ?

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Le président Hollande veut une Europe fédérale : le piège du « pacte de croissance »

Par Eric Granger | Les jeunes Français, qui ont célébré dans l’euphorie à la Bastille lors de l’élection du nouveau président François Hollande, ont cru à tord que les choses allaient changer, que « le changement c’était maintenant ». Dans une démonstration quasi-hystérique de joie, les Français présents à la Bastille ont cru que c’était la fin de l’austérité et le début d’une croissance économique pour la France. Ils se sont fait avoir.

Dans son programme, le candidat Hollande avait inscrit qu’il allait proposer à ses partenaires européens un « mémorandum détaillé proposant un Pacte de responsabilité, de croissance et de gouvernance pour modifier et compléter le Traité de stabilité et réorienter la construction européenne vers la croissance ». Les mots qu’il faut retenir ici sont « modifier » et « compléter ». Il n’y a aucune annulation de ce traité de mesures d’austérité de prévu, on ne demandera que d’ajouter un « volet croissance » afin de le « compléter ».

Donc, la question à se poser est : quelle est la nature de ce « Pacte de responsabilité, de croissance et de gouvernance ». La réponse n’est pas venue du nouveau Président Hollande lui-même, mais plutôt de Pascal Lamy (Directeur de l’Organisation mondiale du commerce) et de Jacques Attali (ancien président de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement).

Dans un article publié dans le Monde, signé par Attali et Lamy et intitulé « Construisons une Europe de la relance ! », les auteurs plaident pour une fédéralisation de l’Europe : c’est-à-dire de faire de l’Europe une entité politique et économique supranationale au détriment de la souveraineté nationale de la France. Les propositions pour « rétablir la croissance » sont celles-ci : créer un Trésor européen et créer des euro-obligations financées par un impôt européen qui prendrait la forme d’une taxe carbone payée par tous les Européens et d’une taxe sur les transactions financières.

Si on lit le programme de François Hollande, c’est exactement ce qu’on y trouve : « Je renégocierai le traité européen issu de l’accord du 9 décembre 2011 en privilégiant la croissance et l’emploi, et en réorientant le rôle de la Banque centrale européenne dans cette direction. Je proposerai de créer des euro-obligations. » Donc, il ne fait aucun doute que le « Pacte de responsabilité, de croissance et de gouvernance » est en fait le Pacte Attali-Lamy.

Il faut noter qu’au niveau européen Nicholas Sarkozy avait exactement le même programme et il aurait lui aussi, sans l’ombre d’un doute, suivit les conseils de Lamy et Attali.

Le piège de la taxe carbone et de la taxe sur les transactions financières

La légitimité de la taxe carbone ne repose que sur le prétexte que l’activité humaine est responsable d’un réchauffement climatique planétaire à travers ses émissions de CO2. Que l’on croit ou non à la véracité scientifique de ce prétexte, il est fort peu probable qu’une taxe carbone changerait quoi que ce soit aux températures enregistrées sur la Terre. Cette taxe, qui serait appliquée à toute les facettes de la vie humaine (car le carbone est une base de la vie sur Terre), ne serait payée que par le contribuable européen. Il ne s’agit en fait que d’une taxe parmi tant d’autres, mais qui est justifiée par un prétexte environnemental pour faire vibrer la corde sensible de tous ceux qui veulent préserver l’environnement. En somme, le discours social répandu est : si tu es contre la taxe carbone, tu es un destructeur de l’environnement. Ce qui est un faux discours qui n’a aucune véracité. Il faut aussi rappeler que la taxe carbone n’est pas une initiative populaire, mais plutôt une initiative inventée par des banquiers comme ceux du Fond monétaire international. Il va de soi qu’une taxe carbone appliquée à l’échelle européenne (voire mondiale) viendrait diminuer davantage le pouvoir d’achat des habitants de tous les pays d’Europe et augmenterait leur fardeau fiscal qui est déjà très lourd. Il est aussi à noter que Lamy et Attali ne mentionnent pas que cette taxe servira à baisser la température globale de la Terre, mais servira plutôt en renflouer les coffres de l’Union européenne.

Quant à la taxe sur les transactions financières, elle plait bien sûr à tous ceux qui voudraient se venger des banques qui sont responsables de la crise économique actuelle. « Aux banques de payer! », crient les défenseurs de cette taxe. Encore là, il s’agit d’un piège. Premièrement, les banques internationales telles le FMI, la Banque mondiale ou la Banque des règlements internationaux ne seront pas touchées par cette taxe. En fait, ce ne sont que les plus petites institutions financières au niveau national qui auront à payer cette taxe. De plus, il est fort probable que le paiement de cette taxe sera transmise à monsieur et madame tout le monde. Si l’on en croit les dires du Directeur du Département des finances publiques du FMI, Carlo Cottarelli : « Une taxe sur les transactions financières ne vise pas à réduire le risque systémique et ne permet pas de taxer efficacement les rentes du secteur financier — la charge risque fort d’être répercutée sur le consommateur ordinaire. » Vous aurez été avertis.

Jacques Attali, promoteur du gouvernement mondial

Attali (à gauche), François Hollande et Ségolène Royal (au centre), Mitterrand (à droite) en 1981.

Selon ce qu’on peut lire dans les journaux en France, Jacques Attali (ainsi que Pascal Lamy) serait « proche de François Hollande ». En effet, dans une chronique publiée dans l’Express, Attali raconte que François Hollande « débarqua dans mon bureau en octobre 1980, avec sa compagne Ségolène Royal, et me proposa ses services pour travailler à la campagne de François Mitterrand ». Attali profite de cette chronique pour encenser le nouveau président élu, faisant une liste de toutes ses qualités et aucun de ses défauts. Il révèle également le véritable objectif, la priorité des priorités de Hollande comme président : la création d’une Europe fédérale. Il écrit : « A l’école de François Mitterrand, il a appris que rien n’est plus important que la justice sociale et l’Europe. Mais que, s’il faut choisir entre les deux objectifs, il faut privilégier l’Europe ». On ne peut être plus clair que ça ! La justice sociale passe en deuxième !

La création d’une entité politique supranationale que serait les Etats-Unis d’Europe est une étape vers la création d’un autre : le gouvernement mondial. Jacques Attali est probablement le plus grand promoteur de ce gouvernement mondial, il est un des seuls à en faire la demande sur toutes les tribunes qu’on lui offre. Dans son livre « Demain, qui gouvernera le monde ? », Attali défend ce point de vue et ose même dire que ce « gouvernement existera un jour. Après un désastre, ou à sa place ». Des mots qui font présager le pire…

Il n’y a donc plus de doutes sur les véritables objectifs du gouvernement de François Hollande. D’abord, accentuer l’intégration politique et économique de l’Europe, voire créer le super-gouvernement des Etats-Unis d’Europe. Puis, à plus long terme, travailler à l’avènement d’un gouvernement mondial, ou comme Nicholas Sarkozy aimait le dire pendant sa dernière campagne électorale : aller vers un Nouvel ordre mondial.

La majorité des Français qui ont cru, en passant simplement de l’UMP au Parti socialiste, que la France était sauvée, ces derniers seront amèrement déçus dans les prochaines années. Dire que certains vous avaient avertis et vous ne les avez pas écouté.

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Le Québec Inc. est inquiet du mouvement étudiant : le PDG d’une institution financière a tenu une rencontre privée

Un mouvement étudiant qui se transforme en force d’occupation du centre-ville de Montréal et qui déstabilise les grands événements touristiques de l’été.

C’est la crainte qu’entretiennent des gens d’affaires influents qui sont en train de se mobiliser pour tenter de trouver des solutions alternatives et durables à l’accessibilité universitaire.

LesNews a appris que le PDG d’une des principales institutions financières au Québec a tenu une rencontre privée, dimanche dernier, avec des collègues d’autres grandes entreprises pour discuter des demandes des associations étudiantes et de l’entêtement du gouvernement à confronter leurs leaders.

Le groupe est d’avis que la situation déjà très tendue risque de se compliquer avec l’arrivée de l’été et de son cortège d’évènements publics à haute visibilité comme le Grand Prix de Montréal.

«Ce groupe comprend très bien la notion de risque. Et il est très élevé. Imaginez une fusion entre le mouvement Occupons Montréal et les associations étudiantes qui ont démontré qu’elles ont un sens stratégique redoutable? Dans le pire des scénarios ils peuvent paralyser la ville pendant des semaines», a confié à LesNews un homme d’affaires qui a été invité à la rencontre.

[Lire l’article sur lesnews.ca >>>]

Conflit étudiant | La dernière « offre » du gouvernement : un cadeau empoisonné

Par Eric Martin

Comme il semble y avoir eu certaines irrégularités dans le processus de négociation, nous parlerons ici d’une offre gouvernementales plutôt que d’une entente négociée.

Le gouvernement garde le cap sur la hausse mais propose d’instaurer un comité qui évaluerait l’utilisation des ressources dans les universités. Les économies réalisées pourraient réduire les frais afférents et compenser la hausse des frais de scolarité. L’affaire peut sembler sympathique. Mais cette concession apparente est, encore une fois, un cadeau empoisonné.

D’une part, le gouvernement ne recule pas sur la hausse et réussit à en faire reconnaître la légitimité, alors que cette mesure injuste et antisociale a été justifiée par un prétendu sous-financement complètement fallacieux. La hausse est maintenue comme s’il s’agissait d’une fatalité cosmique.

[Lire l’article sur iris-recherche.qc.ca >>>]

Comprendre la hausse des frais de scolarité au Québec

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