L’échec du très louche mouvement « Je suis 3143 »

Je ne fais pas souvent dans la chronique, je préfère les faits à l’opinion. Cette fois-ci je vais donner mon opinion, parce que je n’ai pas de preuves de ce que je vais raconter. Ce n’est que mon opinion.

Si on commence par les faits, le mouvement « Je suis 3143 » a été un lamentable échec. D’ailleurs, on annonçait la fermeture de la page Facebook reliée au mouvement et on annulait également la manifestation prévue en appui au travail des policiers. La raison officielle : ce serait à cause de « propos radicaux » que l’on pouvait lire dans les commentaires sur la page et dans les réseaux sociaux en général.

Lorsque le Journal de Québec a publié la nouvelle le 27 mars dernier comme quoi il y avait un « mouvement » d’appui pour le travail du policier matricule #3143, je me suis empressé d’aller consulter la page. Le compteur de « J’aime » affichait un gros 67 personnes.

Il faut dire que 67 personnes ce n’est pas un mouvement, il me semble, non? L’utilisation du terme mouvement fait référence en général à une initiative populaire qui a déjà pris de l’ampleur. 67 personnes, ce n’est pas grand chose. On ne pouvait juste pas appeler ça un mouvement, ni même publier une nouvelle à ce sujet.

Bien sûr, on nous assurait que l’initiative ne venait pas de la police. Les créateurs de la page Facebook souhaitait aussi gardé l’anonymat. Lorsqu’il y a un mouvement populaire en général, on ne reste pas anonyme et on n’a pas besoin de dire qu’on ne fait pas partie de la police. Cela risque de rendre le tout foutrement louche. Cette initiative était donc vraiment plus que louche.

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L’article publié par le Journal de Québec contenait 3 images qui avaient été prises à même cette page Facebook. Une qui montrait un torse d’homme vêtu d’un t-shirt noir (la couleur de l’anti-émeute) avec l’expression « Je suis 3143 » orné d’un petit carré bleu. Une autre montrait une voiture de police en arrière-plan avec aussi l’expression « Je suis 3143 ». La plus intrigante des 3 images et celle où l’on montrait l’arrière d’une voiture de police de la ville de Québec avec le mot « police » en gros plan et l’expression « On ne reculera pas non plus ». La question qui se pose c’est : est-ce que « on » ici exclut la personne qui parle? Si « on » exclut la personne qui parle, c’est un drôle de choix d’expression pour un mouvement populaire. C’est une expression qui risque de provoquer des tensions et de polariser le débat.

Cependant, si « on » n’excluait pas la personne qui parle, alors nous avions affaire à un message d’intimidation à peine voilé de la police de Québec envers la population manifestante.

Si j’ai à vous donner mon opinion et si je me fie à mon flair qui ne me trompe presque jamais, je vous dirais que « on » n’excluait pas la personne qui parle.

C’est à vous de juger maintenant.

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