L’indépendance pourquoi? (1) Pour contrôler la valeur de sa monnaie.

LogoPCQsmallDans le contexte où il faudrait créer un parti politique citoyen, je vous propose une série d’articles pour expliquer pourquoi et comment l’indépendance du Québec est nécessaire. Ces idées pourraient servir à la création d’un éventuel parti politique citoyen au Québec.

1) Contrôler la valeur de sa monnaie.

Si une nation veut bien gérer la valeur de sa monnaie, il faut d’abord avoir quelque chose à gérer au départ. Il faut une économie intérieure solide qui s’étend dans le plus de secteurs économiques possibles. Il faut de l’argent dans les poches des Québécois pour qu’ils puissent ensuite la dépenser (sagement si possible). Une économie intérieure forte et diversifiée viendra sans aucun doute faciliter le travail des économistes et autres acteurs de la société qui auront la sérieuse responsabilité de vérifier et de gérer la valeur d’une monnaie nationale.

Pour se protéger de la corruption possible, il faudrait émettre une monnaie nationale dont la valeur serait régulée à travers un système de contrôle à multiples branches et qui demanderait une vérification de plusieurs intervenants véritablement indépendant face à l’État (cependant l’État pourrait faire partie des intervenants, à égalité avec les autres.). Pour ce faire pourtant, il n’est pas nécessaire ou obligatoire de fonder une banque centrale nationale, comme il est souvent suggéré.. Plusieurs autres mécanismes peuvent être envisagés, voire inventés.

Le dernier mot – concernant les actions à faire pour gérer les fluctuations de la valeur d’une éventuelle monnaie québécoise – reviendrait au citoyen et aux citoyennes du pays du Québec, à travers une forme d’approbation officielle populaire qui serait à définir.

Il faut, cependant et à tout prix, tenir compte du fait que, dans l’éventualité où le dernier mot reviendrait au citoyen, les intervenants indépendants (autant seraient-ils responsables de l’analyse et de la vérification du cours de la monnaie nationale) pourraient aussi être dédier du même coup responsable de la production et de la diffusion des produits pédagogiques nécessaires à l’éducation d’un peuple qui a besoin de bien comprendre avant de décider.

Il est à noter également que de tenir compte la multiplicité des voix et des visions dans toutes décisions prises est souhaitable dans le cas d’un facteur aussi important que la valeur d’une monnaie nationale à l’intérieur de ses frontières et subséquemment, dans le commerce international.

Vous êtes invités à commenter, à participer à la réflexion et à vous exprimer sur le sujet. Les commentaires constructifs en rapport avec le sujet seront ajoutés à la suite de cet article comme supplément d’information.

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5 réflexions sur « L’indépendance pourquoi? (1) Pour contrôler la valeur de sa monnaie. »

  1. Oui évidement..  » as permis à la révolution de réussir » La révolution Française et américaine sont justement la victoire de la franc-maçonnerie laïque sur la Tradition Catholique. On pourrait comparer cette bataille comme le modèle Keynesien d’imprimer des dollars a pus finir du Quantitative easing de la FED contre le modèle de l’école d’Autriche d’avoir une monnaie soutenue par des bien tangibles comme l’or. On peut faire tout ce qu’on veut si on a le Judiciaire de notre côté qui impose de régler avec les « notes bancaire » même si ces notes bancaires sont imprimées à la qui mieux mieux et qui sont transmises par un canal de distribution bien établi dont le commun des mortels ne peut y mettre la mains. Oui La révolution Française a réussi grâce justement à ces assignats que certains avaient le contrôle et d’autre pas.

    Par ailleurs, le fait de baser la valeur de la monnaie sur la confiance est une prémisse de magicien. C’est de se baser sur l’effet et non la cause. SI je te posais la question suivante: qu’est-ce qui te donne confiance en une monnaie plus qu’à une autre? La confiance, ça ne vient pas de nulle part. Le facteur le plus important devrait être justement la question du contrôle de la masse et de la vélocité par rapport aux forces productive de la nation soumise à cette monnaie. S’il existe 1 million de $ en circulation dans une nation qui est juste capable de produire 1 seul pain, si t’as 10$ dans tes poches, que peut tu bien t’acheter? En effet, une seule et infime petite miette de pain.

    Malheureusement, la confiance que les hommes peuvent avoir envers quelque chose peut être facilement biaisé par la seule « impression » qu’on en a. Un vendeur peut vous vendre de la merde, dépendamment si vous êtes perspicace ou non. Habituellement, pour avoir confiance, on a besoin de preuve tangible. Et c’est le nerf de la guerre. Pour certains, ce qui sort de la presse de la propagande suffit comme preuve tangible..

    Dépendement de l’école économique que vous adhéré, les Keynesien sont bien plus soumis à la propagande de l’état sur les performances économique, aussi bidon et manipulées qu’elles puissent être, alors que l’École Autrichienne se base sur des ratios bien précis entre l’équivalence de la monnaie vs des biens tangibles tels que l’or ou le output productif national.

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    1. Cher M. Béland, qu’ils soient de l’école de Keynes ou de Hayek, tous les économistes occultent le processus de création monétaire. Ils dissimulent que ce n’est qu’une gigantesque chaîne de Ponzi. 95% de la masse monétaire est constitué des prêts que consentent les banques (les 5% restants sont les billets de banque proprement dit) et puisque ces prêts ne représentent que le « principal « , il faut constamment de nouveaux prêts pour rembourser intérêt et principal. Et si le PIB stagne c’est le premier signe que les nouveaux emprunts sont insuffisants pour payer les intérêts, d’où cette obsession pour la croissance économique. Tant et aussi longtemps que les banques créeront de la monnaie ex-nihilo il sera impossible de se sortir de ce piège. C’est l’état et l’état seulement qui devrait créer la monnaie nationale, ce qui lui éviterait de payer des intérêts sur sa propre monnaie (et réduire la masse monétaire d’autant ). Les connaissances économiques et les leçons de l’histoire permettent de gérer la masse monétaire de façon adéquate. Les crises économiques que nous vivons ne sont pas le fait du hasard mais représentent des opportunités extraordinaires pour une concentration accrue de la richesse. Quand est-ce qu’un économiste exposera ce système au grand jour?

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  2. Tu as tout a fait raison concernant la contrôle de la monnaie ainsi qu’une économie interne diversifiée (des matière première jusqu’aux produits finis). . Ce qui m’inquiète par contre, c’est l’idée d’avoir de multiple intervenants, le faits qu’ils soient responsable de la pédagogie des citoyens et que ce soit le citoyen qui décide de ce qu’il faut faire pour gérer les fluctuations de monnaies.

    C’est une recette pour le désastre à mon humble avis.

    Tu sais très bien à quel point les médias et les institutions de « recherche » sont contrôlé par l’élite, et aussi à quel point le « citoyen moyen » n’as pas le temps, la rigueur, la concentration, l’attention nécessaire pour faire des choix éclairé concernant la nation car il est constamment sollicité et diverti par ses appétits purement égoïste, personnels et à court terme. Tout ça justement régulé par la propagande des élites.

    C’est sûr qu’il y en a certains qui pense a plus long terme et qui savent remettre leur gratification à plus tard, mais c’est la minorité. Dans une culture de plus en plus féminisé, où la gratification instantanée est un style de vie glorifié, donner la responsabilité des choix nationaux au citoyen est de donner libre cours au parasite de le laisser manger l’hôte entièrement. .

    Métaphoriquement, imagine un citoyen qui voudrait faire plus d’argent (un besoin pratiquement universel) comme un alcoolique qui a soif. Il a un problème de manque qu’il veut rassasier. Tu demande à ce que le travailleur social, le directeur du centre de réadaptation, le producteur d’alcool et tout plein d’autre intervenant donne des conseils sur comment rassasier sa soif. Tu remarque dès lors que chacun des intervenants ont leur propre intérêts en tête et que plusieurs conseils seront contradictoire. Deux chose sont sûre, chacun des intervenant ont besoin que l’alcoolique soit alcoolique sinon ils n’auraient pas de job et deuxièmement, l’alcoolique aura l’impression que son problème ne peut être régler que par l’intervention des autres.

    J’oublie qui a dit la citation suivante: (Milton friedman ou Alan Greenspan): les politiques de gauche vont toujours réussir à passer car on réussi toujours a convaincre le citoyen que ce sont les autres qui vont payer.

    Alors on laisserais alors la responsabilité du choix à l’alcoolique concernant sa soif?

    Plus souvent qu’autrement, il choisira la solution la plus rapide et efficace à court terme, sinon il va s’attendre à ce que les autres s’occupe de son problème.

    On se rappelle de l’expérience des Assignats Français. http://fr.wikipedia.org/wiki/Assignat

    les 2 plus gros problème
    1- certains acteurs n.ont fait qu’accumuler les assignat, faisant en sorte de paralyser l’activité économique et par conséquent:
    2-l’état s’est mis a en réimprimer de plus en plus pour résoudre le manque d’activité économique.

    Résultat, une inflation monstre et une dévaluation totale de cette monnaie.

    Alors il est important que
    1- l’argent circule tout le temps (c’est comme le sang dans le corps).
    2-cet argent ne soit pas multiplié inutilement

    Alors en créant une institution qui trouve son intérêts a s’assurer de faire circuler l’argent tout en empêchant la multiplication de celle-ci serait déjà un bon départ.

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    1. L’ exemple des assignats français est intéressant car malgré leurs défauts ils ont tout de même permis à la révolution de réussir. C’est ce que nous apprend le chapitre « un instrument de la révolution  » dans le livre de John Kenneth Galbraith consacré à « La monnaie « . Il y raconte également comment les billets continentals ont permis aux États Unis de réaliser leur indépendance. La conclusion qui s’impose est qu’on n’attend pas de devenir un pays pour créer une monnaie mais que l’on crée une monnaie pour devenir un pays. J’invite ceux que le sujet intéresse à lire deux livres français : « La dette publique, une affaire rentable  » et « Les secrets de la monnaie ». Essentiellement la monnaie n’a de valeur que celle que nous lui attribuons et qui repose sur la confiance.

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