Arrêtez-moi quelqu’un! : mouvement populaire de désobéissance de la loi 78

Un site web a été mis en ligne récemment pour promouvoir la lutte populaire contre la nouvelle loi 78, la loi spéciale du gouvernement Charest pour tenter de mettre fin au conflit étudiant. Sur la page d’accueil du site, on peut lire ceci : « Nous nous engageons à continuer à lutter; à rester mobilisé·e·s, en vertu des libertés fondamentales. Si cela nous vaut des poursuites pénales en vertu de la loi 78, nous nous engageons à y faire face. »

Ce site web a pour titre : Arrêtez-moi quelqu’un!

La mise en page du site est simple : il s’agit d’une mosaïque de photographies prises par des citoyens qui tiennent un message dans leurs mains, des messages qui appellent à désobéir à la loi 78.

Le site explique pourquoi il faut désobéir à la loi 78 et il contient également une déclaration que l’on peut lire ici : http://www.arretezmoiquelquun.com/pages/declaration

Lien vers le site : http://www.arretezmoiquelquun.com

Un extrait de la déclaration :

« Nous,
étudiants et étudiantes,
travailleurs et travailleuses,
citoyens et citoyennes,

Avons pris connaissance de la loi 78, adoptée par l’Assemblée nationale du Québec le 18 mai 2012. Adoptée au 95e jour d’une lutte étudiante déjà historique, la loi spéciale a manifestement comme objectif d’étouffer cette mobilisation.

Depuis son adoption, le vocabulaire de l’indignation a été épuisé à son égard. Juristes, artistes, éditorialistes, intellectuel-e-s et personnalités de tous les milieux ont unanimement dénoncé cette attaque frontale aux droits fondamentaux et inaliénables que sont la liberté d’expression, d’association et de manifestation. Malgré l’unanimité et la force des condamnations, le gouvernement du Québec garde le cap et refuse d’abroger sa loi injuste. Devant cet entêtement à fouler au pied les principes fondamentaux de toute démocratie, il importe maintenant de passer à l’action: cette loi doit être bloquée.

Dans une situation d’injustice, l’inaction est synonyme de complicité. Se soumettre à cette loi, c’est l’accepter. Accepter cette loi, c’est sanctionner son contenu. Nous assistons actuellement à un face à face historique entre le gouvernement et la jeunesse. Le pouvoir nous regarde, attentif. Cette loi est un test. Si nous nous y soumettons, nous reconnaissons l’efficacité de sa répression: le gouvernement gagne. S’il gagne une fois, il refera le coup. Nous ne pouvons pas ouvrir la porte à cette possibilité. »

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